Lutte contre le racisme anti-asiatique : un appel à l'action et à la solidarité
Michel refait le monde

Lutte contre le racisme anti-asiatique : un appel à l’action et à la solidarité

Par Michel-tanner , le 3 février 2024 , mis à jour le 3 février 2024 - 3 minutes de lecture

La résurgence d’un racisme oublié en période de pandémie

Cette époque pandémique a malheureusement été témoin d’une recrudescence des comportements racistes envers les communautés asiatiques, des préjugés douloureux dont témoigne la journaliste Emilie Tran Nguyen. Cette période a prouvé qu’il faut constamment rester vigilant face aux discriminations qui paraissaient appartenir au passé.

Racisme dissimulé sous des prétendus compliments

Man handing a flower to a person of a different race

L’originalité du racisme à l’encontre des Asiatiques réside dans cette étrange particularité de se voiler derrière des aspects apparemment positifs. Véhiculé par des stéréotypes comme la prétendue propension au travail acharné, ce type de discrimination s’incruste subtilement dans le quotidien et engendre une souffrance réelle. Ainsi, des expressions péjoratives, souvent minimisées sous couvert d’humour, viennent empoisonner l’enfance des jeunes d’origine asiatique.

Exemples de stéréotypes et de situations discriminantes:

  • “Travailleurs invétérés”
  • Moqueries et surnoms dégradants dès la cour de récréation
  • La femme asiatique, objet de fanstasmes dévalorisants sur les sites de rencontre

Le catalyseur de la pandémie

L’apparition du Covid-19 a agi comme un catalyseur, ravivant de vieux préjugés et entrainant une recrudescence d’actes et de propos haineux. Des individus, par ignorance et préjugé, associèrent les personnes asiatiques au virus, manifestant de la méfiance et de l’hostilité.

Témoignages marquants :

  • Cas de Catherine, sage-femme confrontée à des patients évitant le contact et exigeant d’elle un masque.
  • Récits de femmes asiatiques sujettes à des propos réducteurs sur des applications de rencontre.

Un passé méconnu et douloureux

Vintage family photograph sparks painful memories and hidden secrets.

Le documentaire souligne également l’histoire méconnue des communautés asiatiques en France. Il revient sur leur arrivée dans des conditions souvent précaires et sur la vie dans des camps durant les années 50 qui a pu s’étendre sur plusieurs générations.

L’importance de connaître notre propre histoire :

  1. Frédéric Chau découvrant l’histoire de ses parents cambodgiens.
  2. Emilie Tran Nguyen interrogeant son père et sa grand-mère sur le départ douloureux du Vietnam.

Éveiller les consciences pour une action solidaire

Le documentaire interpelle et questionne notre regard sur les générations passées, mais aussi notre propre conduite. Sommes-nous certains de ne pas avoir infligé de peine, même involontairement, par l’emploi de clichés racistes jugés inoffensifs ?

« Je ne suis pas chinetoque », disponible pour sensibiliser et éduquer, est diffusé sur France 5.

Michel-tanner