Bon, faut qu’on parle de ces puces 2 nm, du vieux squelette tech qui gratte encore sous Windows 11, et du fameux cloud souverain, ce rêve un brin casse-gueule. Tout ça défile sous nos yeux en 2026, avec des annonces qui font lever un sourcil. Allez, on creuse ces histoires qui mélangent futur, passé et brouillard numérique.
Puce 2 nm de Samsung Foundry : nouvelle étape dans la course aux processeurs
Ça tourne à la guerre des puces entre géants. AMD, qui veut pas rester à la traîne, vient de passer un coup de fil à Samsung Foundry. Résultat : ses prochaines puces, gravées en 2 nanomètres, sortiront de la fab’ sud-coréenne. C’est pas rien ! Ce procédé SF2P, la version sport du 2 nm, promet un bond de 12% de performances et une sacrée économie d’énergie de 25% par rapport au 3 nm. Une vraie tuerie quand on sait que la demande explose partout sur la planète, et que TSMC, l’autre mastodonte, avait la main mise sur cette techno.
Dans le fond, AMD joue malin en diversifiant ses usines. Il met un pied chez Samsung histoire d’éviter que TSMC ne fasse trop la loi. Samsung, de son côté, relance sa Division puces qui ronflait un peu. Un beau mano a mano, et ça pourrait bien chambouler la confiance aveugle dans le couple Taïwan/USA. Attention les yeux, 2026 pourrait marquer un tournant dans la bataille des nex-gen chips.
Les coulisses techniques d’un saut impressionnant
12% de plus ? Ça parait pas énorme, mais dans ce business, c’est un bond de géant. La finesse de gravure a toujours été le Graal, plus petit = plus rapide et surtout moins gourmand. Samsung utilise une architecture hyper pointue avec ce SF2P qui casse les codes du 3 nm. C’est un peu comme passer d’une vieille 2CV à une Tesla Model S en puissance !
Le gain de conso va faire plaisir aux datacenters qui tournent 24/24. Moins de chauffe, moins de choc en domino côté refroidissement. Les serveurs qui gèrent nos mails, nos séries Netflix, ou même les applis de domotique dans ta baraque vont s’en sentir refaits une santé.
L’héritage qui ne veut pas mourir : les API Win32 de Windows 95 toujours dans Windows 11
Allez, on change d’époque. Vous saviez que sous Windows 11, il y a du code qui date des années 90 ? Oui, vous m’avez bien lu. Mark Russinovich, le boss technique chez Microsoft, a lâché la bombe : Windows 11 tire encore son jus des API Win32 introduites avec Windows 95. Oui, ce dinosaure numérique est partout, que ce soit au clic droit d’un fichier ou quand une appli se lance. N’importe quoi, non ?
Cette API, conçue pour un temps où on rêvait de voitures volantes et de colonies lunaires, se trouve être la colonne vertébrale intraitable. Microsoft a beau essayer de pousser des trucs plus modernes comme WinRT, c’est le flop total. Pourquoi ? Parce que le nombre d’applis, d’écosystèmes et de bidouilles bricolées dessus est colossal. Les jeter d’un coup, c’est le bug total assuré partout dans le monde. Un sacré paradoxe de la tech : le futur qui s’appuie sur un passé qui aurait dû être archivé au musée des antiquités logicielles.
Pourquoi Win32 est-il toujours indispensable ?
On est en 2026, mais le code qui gère 70% des interactions reste celui d’il y a trois décennies. Ça frise l’absurde mais en même temps, c’est un beau signe de robustesse industrielle. Le monde de l’informatique est fait de compromis, et celui-là est majeur. On change pas une équipe qui gagne, même si l’équipe en question a pris un sacré coup de vieux.
Mark Russinovich le dit lui-même : ils attendaient pas que Win32 devienne la base de tant d’édifices. Pas de station spatiale ou de voitures volantes, mais un écosystème inoxydable. En un sens, c’est une réussite de stabilité dans la jungle numérique. Sacré vieux de la vieille, ce Win32.
Cloud souverain : la chimère européenne face aux géants américains et chinois
Troisième pépite qui fait bien marrer (ou pleurer) les politiques : le cloud souverain. Ici, c’est la grande défaite made in Europe. Le Gartner est clair : si t’es pas chinois ou américain, tu peux oublier un cloud vraiment souverain. Oui, impossible de maîtriser bout à bout matos et soft, même en s’enflammant comme Numergy et Cloudwatt il y a quelques années — deux projets français pourtant bien nés, mais vite morts-nés.
Douglas Toombs, analyste chez Gartner, n’y va pas par quatre chemins. Tout ce beau rêve d’indépendance numérique tombe à l’eau devant la domination des fournisseurs US et chinois, qui ont la mainmise sur l’infrastructure, les brevets et le savoir-faire. Une vraie galère pour la France et l’Europe qui tirent la langue dans cette bataille technologique où tout se joue en coulisses.
Entre ambitions et réalités : le cloud souverain n’existe pas vraiment
Des solutions ambitieuses ? Bien sûr. Mais des fournisseurs européens capables de proposer un cloud intégral, de la couche matérielle à logiciel maison ? Que dalle. La Cour des comptes ne s’était pas trompée en pointant cette dépendance chronique. Cette illusion de cloud souverain, c’est un beau mirage, captivant pour les discours, mais creux pour les vrais pouvoirs publics et entreprises qui veulent garder la main sur leurs données.
C’est un peu comme vouloir cultiver son potager avec des graines importées, en espérant nourrir la famille. Sauf qu’ici, t’as pas toujours la main sur la source : le sol est souvent fait par d’autres, plus forts et plus riches en bras. Alors vivement qu’on trouve une solution, sinon faudra continuer à subir et râler en attendant !
Source: www.lemondeinformatique.fr
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