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Désormais, les logiciels ne pourront plus changer le navigateur web par défaut grâce à une nouvelle mise à jour de Windows

Par Michel-tanner , le 12 avril 2024 - 3 minutes de lecture

La mise à jour Windows restreint les modifications du navigateur par défaut

Un développement significatif dans l’univers de Windows vient de voir le jour à la suite de récentes mises à jour déployées pour Windows 10 et Windows 11. Cette actualisation a introduit une modification impactant la manière dont les utilisateurs et les programmes peuvent agir sur les paramètres système liés au navigateur web par défaut. De manière concrète, les logiciels tiers qui tentaient jusqu’alors de changer le navigateur par défaut ne pourront plus accomplir cette action sans passer par les paramétrages internes du système d’exploitation.

Des restrictions renforcées pour la sécurité du système

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Visant à renforcer la sécurité, cette mise à jour imposera désormais que les changements du navigateur par défaut se fassent uniquement à travers les options prévues dans les paramètres de Windows. L’enjeu principal est de prévenir des modifications non autorisées pouvant être induites par des programmes malveillants ou des scripts nuisibles. Ce dispositif s’inscrit dans une démarche globale de Microsoft pour garantir l’intégrité et la protection des données des utilisateurs.

Le fonctionnement du nouveau système de verrouillage

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Le mécanisme institué par cette mise à jour ajoute une couche supplémentaire de protection par le biais d’un nouveau pilote nommé « User Choice Protect Driver (UCPD.sys) ». Dès que ce pilote est opérationnel, il interdit de façon effective toute modification non autorisée des clés de registre en charge de gérer les associations d’URL, principalement pour les protocoles HTTP et HTTPS, ainsi que pour les fichiers PDF. Le résultat est clair : même avec des droits d’administrateur, tenter de changer ces clés directement au sein de l’éditeur de registre Windows aboutira à un message d’erreur, signifiant l’impossibilité d’éditer les valeurs souhaitées.

Contourner les restrictions : une manœuvre complexe

Bien que des solutions techniques existent pour désactiver ce pilote, elles requièrent des manipulations dans le registre Windows et le plus souvent un redémarrage du système. Cela dit, ces méthodes ne sont pas à la portée des utilisateurs communs et leur complexité ainsi que les droits d’accès requis rendent ces approches peu pratiques pour l’utilisateur lambda.

Des implications au-delà des frontières européennes

L’introduction de cette mesure coïncide avec les exigences de la législation sur le marché numérique européen (DMA), visant à limiter les pratiques anti-concurrentielles d’entreprises majeures dans le secteur technologique. Toutefois, cet ajustement de Microsoft ne se limite pas à l’espace économique européen ; il a également été observé aux États-Unis, mettant en lumière une politique de sécurité renforcée qui semble transcender les exigences réglementaires régionales.
Pour garantir la meilleure expérience utilisateur et maintenir le choix du navigateur web par défaut, il est désormais essentiel de se conformer aux nouvelles directives de Microsoft. Cette évolution accentue le contrôle de Microsoft sur son environnement de système d’exploitation, tout en plaçant la sécurité des utilisateurs au premier plan de ses priorités. La métamorphose de ce cadre opérationnel de Windows ouvre une nouvelle ère où la personnalisation par des applications tierces est strictement réglementée par des mécanismes de sécurité approfondis.

Michel-tanner